Le comique fait dans le tragique :
Tchao Pantin
Quand à l'histoire, au delà du polar, elle se penche aussi sur la relation entre le personnage de Coluche et la punkette, et celle avec le petit dealer. Petit à petit ces deux personnages lui rendent la vie, que le destin va du coup pouvoir lui ôter.
Avec le recul finalement, et sans tomber dans la vénération aveugle de Coluche, très tendance, Tchao Pantin reste un très bon polar noir.
Besson/Jolivet même combat :
Le dernier combat
Je vous avais parlé de Pierre Jolivet en 1968, alors qu'il montait des spectacles comiques avec son frère, Marc. Avec Luc Besson, qu'il avait rencontré au club Med (il était animateur pendant les vacances là bas), ils co-écrivent un court métrage, L'avant dernier, qui leur permet de trouver le budget pour un long métrage. La réalisation est signée Besson, Jolivet y joue le rôle principal car personne ne veut le jouer. Le projet ne peut être réalisé que par deux jeunes hommes enthousiastes et pour cause... un film post apocalyptique en noir et blanc et sans dialogues avec un budget ridicule (pas d'avance sur recette, pas de télé investissant, etc.) !!Le dernier combat fera moins de 50,000 entrées en France, mais remporte le prix spécial du festival du film fantastique d'Avoriaz, ce qui ouvre les portes du cinéma à Jolivet et à Besson (mais ce dernier, n'a fait au final qu'utiliser Jolivet pour tracer sa route et trahit par exemple totalement le scénario originel de Subway co-écrit par les deux compères qui ne se parleront plus).
On sent bien, à la projection du film, qu'il n'a pas un gros budget, mais justement, de quelle ingéniosité il a fallu faire preuve ! Au casting on découvre deux acteurs fétiches de Besson, Jean Reno et Jean Bouise (qui n'est pas du tout un débutant), que l'on retrouvera dans de nombreux films du réalisateur.
Élevé au rang de film culte (et oui encore un), Le dernier combat reste un ovni envoûtant.
L'invité de la semaine :
Ennio Morricone
Que dire de ce compositeur tant son génie et ses mélodies m'ont accompagné durant tant d'années ? Camarade de classe de Sergio Leone, il sera son compositeur attitré, mais ne s'arrêtera pas aux seuls films de son ami puisqu'il a signé plus de 500 musiques de films ! Alors bien sûr, toutes n'ont pas marqué. D'abord pour qu'une Bande originale rencontre un gros succès, il faut que le film fasse de même sinon c'est beaucoup plus dur. Morricone n'est pas qu'un musicien et chef d'orchestre, c'est également un chercheur toujours avide de découvertes. Ainsi fait-il partie d'un groupe de musiciens avant-gardistes d'improvisation. Il est d'ailleurs, en dehors de ses musiques de film, le compositeur de musiques de chambre et pour orchestre.Dans le cinéma, Morricone travaille avec de grands noms et ce dans tous les styles, pas seulement dans le cinéma classique : Bertolucci, Argento, Fulci, Corbucci, Pasolini, Bava, Visconti, Verneuil, Siegel, Taviani, Girod, Enrico, Boisset, Carpenter, Boorman, Molinaro, Lautner, Joffé, de Palma, Polanski, Friedkin, Deray, Almodovar, Stone, Tarentino, Malik...
A partir des années 2000, Morricone ralentit le rythme pour se consacrer à la direction d'orchestre. Ce qui est étonnant souvent, quand on le voit en concert, c'est de voir comment sont faits certains sons que l'on entend ! On peut ainsi vérifier l'amour du maestro pour l'expérimentation.
Je n'ai hélas vu des concerts du maître qu'à la télévision... je n'ai pas pu avoir la chance d'assister à un concert en live... peut-être en aurais-je encore une fois l'occasion, mais elles vont se faire de plus en plus rares, Ennio Morricone aura 88 ans cette année...
Peur sur la ville
Le clan des siciliens
La Mission
Il était une fois en Amérique
Le bon, la brute et le truand
Mon nom est personne
La semaine prochaine : 1984
- Mon film préféré- Western en banlieue
- La rédemption selon Sam Shepard
- La planète des singes
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Et l'invité de la semaine !